Nos critiques Martin Gignac et Helen Faradji vous dévoilent aujourd’hui leur sélection des meilleurs films de l’année 2
009. Drames, comédies, longs-métrages d’ici et d’ailleurs, voici donc les coups de coeur de nos collaborateurs:
LES CHOIX DE MARTIN GIGNAC
1.
Still Walking de Hirokazu Kore-eda
03/" target="_blank">Lisez la critique complète
Cinq années après son magnifique «Nobody Knows», le grand maître nippon retouche à la grâce avec une nouvelle ode à la vie et à la famille, qui berce comme une bouffée de fraîcheur une journée de canicule. Eh oui, il est toujours possible de faire un chef-d’oeuvre en 2
009.
2.
Tokyo Sonata de
Kiyoshi Kurosawa Lisez la critique complèteFilm de la maturité pour le créateur de «Cure» et de «Retribution» qui agence avec virtuosité les quatre membres d’un clan qui n’arrive plus à se côtoyer. Un opus musical, maîtrisé et imprévisible qui s’inscrit parmi les grandes pièces du septième art japonais des dernières années.
3.
Coraline de
Henry Selick Lisez la critique complèteEncore plus majestueux que son précédent «The Nightmare Before Christmas» du même metteur en scène, cette savante relecture du célèbre livre de
Neil Gaiman invite le spectateur à se perdre dans des cauchemars d’une beauté inouïe. Qui n’a jamais voulu avoir d’autres parents plus «gentils»?
4.
Cherry Blossoms de Doris Dörrie
Influencé par le mythique «Tokyo Story» d’Ozu, «
Cherry Blossoms» est aisément le meilleur effort de la réalisatrice allemande, qui traite avec minutie et beaucoup d’émotions de l’amour et des liens qui se créent entre les individus, en prenant soin d’éviter les violons du mélo.
5.
Entre les murs de
Laurent Cantet Lisez la critique complètePalme d’Or amplement méritée pour cette nouvelle missive d’un cinéaste hors pair qui, en adaptant librement un roman de François Bégaudeau, implose le mur entre la fiction et la réalité, livrant un vibrant plaidoyer sur l’enseignement et l’avenir d’une nation sans toutefois y sacrifier son espoir.
6.
Two Lovers de
James Gray Lisez la critique complèteHabitué à l’excellence,
James Gray s’attaque à l’histoire d’amour douloureuse dans un style qui peut rappeler Cassavetes et Kazan, faisant voyager entre Brooklyn et Manhattan, ornant son ouvrage de scènes déchirantes et inoubliables. Le testament – vraiment? – d'un
Joaquin Phoenix qui n’a jamais été aussi juste et sincère.
7.
(500) Days of Summer de
Marc Webb Lisez la critique complèteCoup de génie pour le nouveau venu
Marc Webb qui offre une des comédies romantiques les plus pétillantes de la décennie, regroupant le parfait et mignon couple d’amoureux (
Joseph Gordon-Levitt et
Zooey Deschanel) autour d’un schéma imprévisible et irrésistible, baigné par une luxueuse trame sonore. Encore, encore!
8.
Il Divo de
0294/" class="texte_article">Paolo Sorrentino
Lisez la critique complètePas besoin d’être un fanatique de la politique italienne pour s’intéresser à ce splendide portrait de Giulio Andreotti. Construit avec minutie et un savoir-faire impeccable rappelant les meilleurs Scorsese, Tarantino et Fincher, ce tour de force fascine et déstabilise. À quand un objet similaire sur le maire Tremblay?
9.
A Single Man de
Tom Ford Lisez la critique complètePremier essai impressionnant rappelant parfois le grandiose «In the Mood for Love», «A Single Man» traite d’amour, de vie, de mort et de souvenirs avec une maîtrise technique intraitable, réunissant une réalisation poétique et une sensible musique à un vénérable
Colin Firth qui offre l’interprétation la plus relevée de l’année.
1
0.
Le silence de Lorna de Luc et
014/" class="texte_article">Jean-Pierre Dardenne
Le cinéma des frères Dardenne évolue lentement mais sûrement. Plus scénarisé et précis que leur précédent «L’enfant», cette nouvelle pièce d’orfèvre hante par son sombre constat social, une conclusion étonnamment imagée et la performance délectable d’
Arta Dobroshi.
LES CHOIX D’HELEN FARADJI
1.
Revolutionary Road de
Sam Mendes Lisez la critique complèteLes retrouvailles de
Kate Winslet et de Leonardo diCaprio, à leurs meilleurs, l’adaptation d’un roman de Richard Yates et une observation aussi fine que puissante de la mort des illusions et du rêve américain dans l’Amérique aseptisée des années 5
0. Un choc.
2.
Inglourious Basterds de
Quentin Tarantino Lisez la critique complèteAprès des essais moins convaincants (Kill Bill, Death Proof), Tarantino retrouve sa verve, sa passion, son humour et se plonge avec délice au coeur de la seconde Guerre Mondiale pour réinventer l’Histoire en faisant une magnifique déclaration d’amour au pouvoir du cinéma.
3.
Un prophète de
Jacques AudiardGrand prix du jury à Cannes, «Un prophète» nous amène au coeur d’une prison française pour y observer le parcours d’un jeune homme, entre manipulation et loyauté.
Niels Arestrup y donne des frissons dans le dos, la mise en scène de Jacque Audiard est d’une précision à couper le souffle et la prestation du jeune
05/" class="texte_article">Tahar Rahim, un nouveau-venu, est absolument admirable. Pourquoi les Montréalais devront attendre le 26 février prochain pour le découvrir reste un mystère.
4.
Mary and Max d’
001/" class="texte_article">
002/" class="texte_article">Adam Elliott
Un premier long pour l’australien
001/" class="texte_article">
002/" class="texte_article">Adam Elliott, une animation originale et fluide, mais surtout l’histoire bouleversante, sans tirer aucune ficelle, de la relation épistolaire entre une jeune gamine solitaire et un vieux new-yorkais souffrant du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme.
5.
The Imaginarium of Dr Parnassus de
Terry GilliamAprès le désastre de son Don Quichotte, le sort avait encore frappé Gilliam, le privant de son acteur principal,
Heath Ledger, décédé en cours de tournage. Avec une malice et une ruse hallucinantes, Gilliam le remplace sans truquages par
Colin Farrell,
Jude Law et
Johnny Depp dans ce festin visuel, baroque et coloré aux mille références.
6.
L’encerclement de
Richard BrouillettePrès de 3h, en noir et blanc, à causer économie et capitalisme? A priori, ça devrait rebuter même les plus enthousiastes. Mais
Richard Brouillette réussit l’extraordinaire et rend le tout aussi captivant que nécessaire. Un documentaire d’utilité publique.
7.
No One Knows About Persian Cats de
Bahman GhobadiTourné en clandestinité en quelques semaines dans les rues iraniennes, dans le milieu fougueux de la musique
underground, le film fait enfin voir l’Iran différemment, et dénonce tous les clichés pour laisser entrevoir la possibilité d’un espoir.
8.
Where the Wild Things Are de
Spike Jonze Lisez la critique complèteL’adaptation d’un très court livre pour enfants de
Maurice Sendak, des marionnettes géantes, un gamin colérique, la musique à fleur de peau de Karen O and the Kids et la magie de
Spike Jonze qui opère à plein.
9.
Les plages d’Agnès d’Agnès Varda
Mlle Varda revisite sa vie, plage par plage, dans un documentaire ludique, touchant, généreux, sensible. Elle a beau avoir 8
0 balais, son cinéma n’a pas une ride.
1
0.
Je me souviens d’André Forcier
Lisez la critique complèteRéflexion sur l’identité, la langue et l’histoire québécoises à travers un regard sur l’Abitibi des années 5
0, pléiade de comédiens (Céline Bonnier,
Gaston Lepage, Rémy Girard, Hélène Bourgeois-Leclerc,
France Castel,
Roy Dupuis) visiblement ravis d’être là, mise en scène enlevée et inspirée : André Forcier renoue avec le cinéma qui fait vibrer.