Dans une société figée, bourgeoise et moralisatrice, Carmen est la métaphore de la liberté : Carmen c’est la liberté de ton, liberté d’action, liberté du corps ! En rencontrant Don José, le militaire, elle s’attaque à la partie la plus rigoureuse de cette société castratrice. Comme un Don Quichotte féminin, elle attaque la citadelle de l’ordre. C’est sur la place d’un village brûlé de soleil qui représente les lieux de toutes les étapes de la vie que va se jouer cette partie de carte. Une partie truquée contre des hommes qui opposent sans cesse le bien au mal comme s’il n’y avait rien d’autre. Un duel entre une sorcière et une Espagne qui ressemble à un tribunal de l’inquisition.