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Critique du film Takersvf: Preneurs Variation moyennement satisfaisante sur le film de vols et de casse, «Takers» de John Luessenhop abuse des clichés liés au genre. Reste de bons comédiens qui n'arrivent pas à venir en aide à un scénario qui aurait mérité un peu plus de pimpant.
Un important vol est en gestation. Les cambrioleurs se préparent minutieusement et ce, même si les collaborateurs de longue date ne se font pas nécessairement confiance. Le policier Jack (Matt Dillon) est cependant à leurs trousses et il est prêt à tout pour les arrêter... Il n'y a parfois rien mieux qu'un long métrage policier baigné dans la testostérone pour passer un agréable moment de cinéma. Surtout lorsque les bons comédiens sont de la partie. C'est justement ce que propose ce casting qui comporte Matt Dillon, Paul Walker, Chris Brown, Hayden Christensen, Tip T.I. Harris et Marianne Jean-Baptiste. Ces acteurs, au talent bien utilisé, campent des personnages généralement développés, ni tout à fait noirs ou blancs, qui sont asservis par différents dilemmes moraux en cherchant à toucher du bout des doigts le bonheur. Dommage qu'ils doivent exister dans un récit qui peine dans un premier temps à captiver, puis à surprendre. La prémisse, qui n'évite pas les invraisemblances et les facilités du destin, croule sous les conventions et les clichés, qui vont du flic corrompu pour une bonne cause au traître de service. C'est à penser que les scénaristes ont voulu reproduire le grandiose «Heat» de Michael Mann, mais sans y arriver outre mesure. Tout commence par des situations crédibles et des dialogues qui servent réellement à quelque chose. La réalisation de John Luessenhop n'est guère plus satisfaisante. Sa mis en scène abuse des effets chocs faciles et gratuits, utilisant des ralentis qui gâchent la tension, un montage beaucoup trop nerveux et de la musique qui ne donne pas les effets recherchés. À force de lorgner sur la méthode de John Woo et celle de Johnny To, il n'y a plus beaucoup d'originalité et d'authenticité au rendez-vous. Sans passion ni ennui, «Takers» livre simplement la marchandise, ce qui n'est tout de même pas suffisant pour en faire un bon divertissement. Trop conforme et limpide, l'intrigue manque de profondeur, ne sachant pas trop comment utiliser sa recommandable distribution à bon escient. Ce sera pour la prochaine fois.
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