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Critique du film Millenium 3vf: Millénium 3: La Reine dans le palais des courants d'air Conclusion fade pour une trilogie qui en aura déçu plusieurs lors de son passage sur grand écran, l'adaptation cinématographique du troisième «Millénium», «La reine du palais des courants d'air», s'apparente étrangement à la précédente : terne et ennuyante.
Lisbeth (Noomi Rapace) se remet de peine et de misère de ses blessures. Elle en aura besoin, car lorsque la santé va aller un peu mieux, c'est un retentissant procès qui l'attend au tournant! Pendant ce temps, Mikael (Michael Nyqvist) prépare un numéro spécial de Millénium, où il continue son enquête sur les abus commis sur Lisbeth par des gens haut placés. Il devra faire attention, car des nombreuses personnes chercheront à l'éliminer coûte que coûte. Les épisodes de «Millénium» se suivent et se ressemblent. Peut-être est-ce la faute du metteur en scène Daniel Alfredson qui a de plus en plus de difficulté à cacher la nature télévisuelle de son projet. Après le si peu trépidant «La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette» qui détruisait pratiquement tout le travail - limité mais tout de même honnête - de Niels Arden Oplev, le voilà reprendre du service avec ce récit mal réalisé qui abuse des gros plans et des séquences artificielles. Rien pour faire croire aux aventures des deux héros. C'est justement cela le problème. Les comédiens ont toujours été la force depuis le début et ils semblent ici épuisés, sur le pilote automatique. Le stoïque Michael Nyqvist attend l'étincelle qui va le réveiller, errant comme un zombie sans aucun sentiment d'urgence. Toujours étrange lorsque sa vie est en danger. C'est encore pire du côté de Lena Endre qui défend encore une fois l'éditrice Ekira Berger. Son personnage est si mal cerné avec ses répliques ridicules qu'il fait continuellement hurler de rire. Cela va déjà beaucoup mieux du côté de Noomi Rapace, qui n'a cependant pas la latitude pour percer à nouveau l'écran tant sa Lisbeth est malheureusement effacée. Sans s'embarquer dans les comparaisons entre le médium de la littérature et celui du cinéma, les fans des écrits de Stieg Larsson ne pourront qu'être déçus des changements apportés. Ce ne serait pas si grave si le long métrage tenait la route, ce qui n'est toutefois pas toujours le cas. La première partie, ronflante et verbeuse au possible, manque singulièrement d'action et de moments forts. Le tout ne débute véritablement qu'au procès, donc trop tardivement, avec ces échanges plus musclées et cet humour qui faisait cruellement défaut jusque-là. Le scénario artificiel et prévisible a beau s'intéresser à quelques thèmes majeurs (dont la violence réservée aux femmes dans une société machiste), il le fait mièvrement et superficiellement, sans rien bouleverser finalement. Ce n'est pas donné à tout le monde d'adapter avec succès des livres immensément populaires. Pour un «The Lord of the Rings» ou un «Harry Potter», il y aura plusieurs «Millénium» qui ne semblent être là que pour capitaliser sur une renommée soudaine et inattendue. C'est beau de battre le fer lorsqu'il est chaud, sauf qu'il faut le faire de la bonne façon. Pour une rare fois, la transposition américaine, qui doit être assurée par le très compétent David Fincher, s'annonce nettement plus prometteuse.
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