Critiques de films

Accueil Accueil Contactez-nous... Recherchez un film
Rechercher:
Choisir une région
Chercher un film Chercher un cinéma
Concours cinéma
DVD du film «CAFÉ DE FLORE»

Green Zone dans l’ombre de Bourne

Critique du film Green Zone

vf: La zone verte
Légende:
--------------------------
1 = médiocre
2 = moyen
3 = bon
4 = très bon
5 = extraordinaire

Le tandem Matt Damon et Paul Grengrass n'étonne guère dans «Green Zone», un habile film d'action un peu trop simpliste et manichéen se déroulant en Irak. Une belle idée de départ qui tarde à se concrétiser.

En 2003, l'armée américaine débarque en Irak afin de sauver le peuple du régime de Saddam Hussein. L'officier Roy Miller (Matt Damon) est chargé de découvrir des armes de destruction massive. Hors, il n'en trouve pas. Ses supérieurs (le patron possède la tête et le physique de Greg Kinnear) ne veulent rien entendre et le soldat doit retourner sur le champ de bataille. Il en profite pour se faire des alliés parmi la population locale et les nouveaux arrivants anglophones (dont Brendan Gleeson), tout en questionnant les méthodes de travailler d'une influente journaliste (Amy Ryan).

Suite au triomphe du solide «The Hurt Locker» à la dernière cérémonie des Oscars, les longs métrages sous fond de la guerre en Irak ne risquent pas de tarder. Le premier est une adaptation d'un essai de Rajiv Chandrasekaran par le talentueux Paul Grengrass. Fidèle à ses habitudes, le cinéaste britannique campe son intrigue en zone de haute tension, ce qui lui permet de recréer le chaos absolu en ayant recourt à une caméra tremblotante et à d'incessants effets sonores qui ne laissent aucun répit à la vue et à l'ouïe.

Arrivant tout juste après les épisodes 2 et 3 de l'espion Jason Bourne - probablement deux des œuvres musclées les plus excitantes et trépidantes de la dernière décennie -, «Green Zone» sent le besoin de repousser le genre en offrant une histoire qui sort des sentiers battus. Effectivement, la prémisse est originale et engagée dans sa façon de s'intéresser aux faits récents et à montrer comment le conflit irakien a possiblement débuté sur des bases mensongères, tout en relevant le travail journalistique qui n'a pas toujours été bien effectué (personne n'a vérifié les informations fournies sur un plateau d'argent).

Cependant, ce synopsis ne semble parfois qu'un prétexte pour accumuler les explosions et les discours moralisateurs. Ces nombreux et fascinants thèmes sont abordés en surface au sein d'une mise en scène spectaculaire mais un peu vaine et répétitive, qui énonce clairement dès le départ qui sont les gentils et les méchants. Il n'y a donc plus aucun suspense à suivre ce héros légèrement monolithique sur les bords qui ne permet pas à Matt Damon de déployer son talent. Ce sont plutôt les acteurs secondaires qui s'affirment malgré des rôles souvent limités. Le trop parfait Greg Kinnear aurait dû apparaître plus souvent, Brendan Gleeson ne fait que de la figuration et le personnage d'Amy Ryan n'est pas toujours bien cerné, sauf qu'au passage il est possible de découvrir plusieurs talentueux comédiens (comme Khalid Abdalla) qui brûlent l'écran.

Paul Grengrass est possiblement le meilleur cinéaste de la planète lorsque vient le temps d'élaborer une scène d'action. Ce sont même les moments les plus enlevant de sa dernière réalisation. Mais entre deux séquences actives qui tiennent en haleine, il y a une intrigue trop simpliste qui fait dans la surenchère de pyrotechnie. De quoi rapprocher fortement «Green Zone» de l'inégal et oubliable «Body of Lies» de Ridley Scott. Surtout que malgré le brio de cette démonstration technique, il ne s'agit finalement que d'un Jason Bourne dans l'armée, en beaucoup moins captivant et convaincant. Le temps est peut-être dû de revenir à un projet plus intimiste et personnel, lui qui a offert par le passé les brillants «Bloody Sunday» et «United 93».

 


lecinema.ca a aimé :
  • La réalisation toujours aussi unique et chaotique
  • Les très belles scènes d’action superbement orchestrées
  • L’apport de quelques personnages secondaires, dont Khalid Abdalla et Greg Kinnear
  • Quelques thèmes abordés, tels la quête des armes de destruction massive et le rôle des journalistes
lecinema.ca n'a pas aimé :
  • Ce scénario trop simple, manichéen, manipulateur, démonstratif et moralisateur
  • Le rôle titre qui manque de nuances, de charisme, de charme finalement
  • Le sentiment que Paul Grengrass se répète, réutilisant simplement une formule qui a fait sa renommée dans la dernière décennie

Accueil | Concours | Actualités | Critiques | Nouveautés cinéma | Nouveautés DVD | Ajouts au site | Box-office | Sondages
© BV! Media (2004-2012) - Note légale | Contact | Publicité
aussi dans notre famille