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Critique du film Valentine's Dayvf: La Saint-Valentin Une multitude de comédiens connus se croisent dans «Valentine's Day», un film choral plus superficiel qu'ambitieux ventant les vertus de l'Amour. Après cela, il ne faudrait pas être surpris que de plus en plus de gens boudent la fête de Cupidon.
Le 14 février, l'être humain cherche à exprimer ses sentiments en achetant des fleurs et du chocolat. Il y aura donc des unions qui se créeront et d'autres qui se déferont, des couples qui ne peuvent que se disputer, des familles qui vont se retrouver et le coeur qui battra la chamade, autant chez les enfants, leurs parents et les aînés. L'année dernière à la même époque prenait l'affiche «He's Just Not That Into You», une comédie romantique généralement mal accueillie par la critique qui s'avérait tout de même mignonne et distrayante. L'histoire se répète avec un long métrage encore plus inutile et soporifique concocté par Garry Marshall, le père de «Pretty Women» qui vague encore sur ce succès vieux de deux décennies. Car depuis cette époque, a-t-il fait quelque chose de réellement intéressant? Ici, tout est une question de distribution : Julia Roberts, Anne Hathaway, Jamie Foxx, Shirley MacLaine, Jessica Biel, Jessica Alba, Ashton Kutcher, Emma Roberts, Bradley Cooper, Kathy Bates, Queen Latifah, Patrick Dempsey, Taylor Swift, etc. Un casting en or dans la peau d'individus en une seule dimension. Comment pouvait-il en être autrement lorsqu'il y a environ 20 personnages? Contrairement à un Robert Altman ou à un Paul Thomas Anderson qui utilisaient plusieurs destins afin de créer un tout encore plus grand, le récit choral ne sert ici à rien, si ce n'est de mettre l'eau à la bouche du spectateur qui ne verra finalement ses comédiens préférés que quelques minutes. En sein de cette mise en scène routinière se retrouvent des dialogues sans attrait, des situations creuses, quelques morales appuyées et un rythme si peu à alerte, dont les 124 minutes font presque ressentir le double! Surtout que l'ensemble pourrait très bien s'apparenter à une publicité ventant les mérites de cette fête commerciale. Ou encore d'une charge conservatrice qui punit les adolescents désirant avoir des relations sexuelles et cet homme qui trompe sa femme pour une fille plus jeune.... Ce conte typiquement hollywoodien qui se termine bien pour presque tout le monde manque tout simplement de chaleur et d'attrait, ressemblant davantage à un plastique magazine féminin qu'à une méditation sur le couple et la vie en société. Il y aura toujours un moment moins catastrophique (cette danse plaquée sur Bollywood), une réplique surprenante (venant généralement d'Anne Hathaway) ou un gag potable (de la part de Jamie Foxx), sauf que c'est trop peu trop tard. L'important n'est pas de passer à travers toutes les étapes de la séduction, mais de créer des êtres uniques et intéressants qui vivront de vraies expériences, plutôt que des figurants mal dirigés qui se demandent souvent ce qu'ils font la. Décidément, après l'exécrable «Dear John», l'inégal «Romaine par moins 30» et le sirupeux «Valentine's Day», il n'y a pas de quoi célébrer la fête des amoureux au cinéma. Du moins, pas devant une romance trop sucrée et si peu inspirée.
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