|
![]() |
![]() Critiques de films
|
![]() |
|
Critique du film Saint John of Las VegasFilm indépendant au budget restreint qui doit tout au comédien Steve Buscemi, «Saint John of Las Vegas» se balade dans les environs de la ville du vice sans réellement étonner ou faire rire. Une distraction comme il y en a beaucoup trop.
Film indépendant au budget restreint qui doit tout au comédien Steve Buscemi, «Saint John of Las Vegas» se balade dans les environs de la ville du vice sans réellement étonner ou faire rire. Une distraction comme il y en a beaucoup trop. John (Steve Buscemi) a un problème de jeu, dépensant la majorité de sa paye sur des loteries diverses. Quelle n'est pas sa surprise d'apprendre que son patron (Peter Dinklage) lui demande d'accompagner Virgil (Romany Malco) dans la région de Las Vegas! Rien ne sera évident, surtout pas cet argent qui semble se volatiliser à la vitesse de l'éclair. Ce premier long métrage réalisé anonymement par Hue Rhodes ne s'intéresse guère à son histoire. En fait, il n'y en a presque pas tant la prémisse demeure légère et sans conséquence, alors que sa conclusion se termine sur une surprise qui laisse tout le monde indifférent. Il s'agit plutôt d'un récit d'initiation où le héros apprendra à surmonter ses problèmes et à essayer de vivre correctement en ayant le contrôle de son avenir. Les adeptes de la littérature classique reconnaîtront instantanément le sceau de Dante. John se cherche en conversant avec son idéal féminin, Virgil lui montrera le chemin en le conseillant et il y aura de nombreuses épreuves. Ce schéma est celui de «L'enfer» en beaucoup moins aventureux et inspiré. Car au sein de cette odyssée pouvant rappeler les Coen ou Tarantino des années 1990, il y a des situations absurdes qui dépassent l'entendement. Il est seulement triste qu'au passage, les péripéties n'intéressent guère et que l'humour noir ne soit pas plus efficace. Quelle chance que Steve Buscemi est là, sinon le récit n'aurait peut-être même pas bénéficié d'une sortie en salles! Avec sa bouille unique et son caractère explosif, il élève l'ensemble de son marasme, livrant une performance allumée et amusante, prouvant qu'il peut très bien porter sur ses frêles épaules une production et ce, même si cette dernière n'est pas toujours à la hauteur. Intrigant avec parcimonie tout en laissant le spectateur sur sa faim, «Saint John of Las Vegas» rappelle que les oeuvres indépendantes américaines ne sont pas toujours toutes géniales et inoubliables. Il y en a quelques-unes qui sont moyennes et inégales comme celle-ci, amusant en quelques endroits et lassant le reste du temps, s'étirant en longueur alors que le tout ne dure même pas 90 minutes. Il faudra toutefois s'y habituer, car de plus en plus, ce sont les seuls endroits pour voir d'excellents comédiens occuper les rôles principaux.
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|