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Critique du film When in Romevf: C'était à Rome Romance à l'eau de rose se noyant dans ses conventions les plus élémentaires, «When in Rome» oublie les trois fondements du genre romantique: un couple à la chimie palpable, des situations mignonnes et de l'humour intelligent. Ce n'est pas parce qu'il fait froid à l'extérieur que cela risque d'influer sur le jugement des spectateurs.
Lors de son séjour à Rome pour assister au mariage de sa soeur, Beth (Kristen Bell), une éternelle célibataire malchanceuse, décide d'enlever quelques pièces d'une fontaine de voeux. Cette action aura des conséquences sur son destin, car dès qu'elle retourne à New York, la jeune femme recevra l'attention de ces hommes qui cherchent ardemment l'amour. Dans le lot, il y a un journaliste (Josh Duhamel) en herbe qui l'intrigue beaucoup... «When in Rome» n'est pas la version de 2002 mettant en vedette les ignobles jumelles Olsen, mais bien le nouveau long métrage du réalisateur des pitoyables «Daredevil» et «Ghost Rider», Mark Steven Johnson. Revenant à la production pour toute la famille plus d'une décennie après son inégal «Simon Birch», le metteur en scène n'a rien appris de ses précédents essais tumultueux. Au contraire, il filme comme un débutant, ne soignant nullement son rythme ou sa technique, insérant de la musique un peu partout, ne s'intéressant ni aux émotions ou aux sentiments du coeur. L'important est le gag qui fait mouche et qui fait réagir. Manque de bol, de ce côté, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Entre tous les clichés possibles et inimaginables sur Rome et sur la vie active de cette jeune femme professionnelle allergique à l'amour, il n'y a que des personnages égoïstes et détestables vivant des situations improbables. Cela aurait pu être fantaisiste ou fantastique, sauf que ce serait oublier le traitement désordonné et bancal du scénariste des inestimables «Jack Frost», «Big Bully» et «Cops and Robbersons». La récente comédie romancée «Leap Year» d'Arnaud Tucker proposait au moins un charmant duo amoureux et une jolie photographie de l'Irlande. Des atouts qui manquent cruellement à ce récit. Les paysages ressemblent davantage à des publicités ratées et ils ne donnent pas réellement le goût d'explorer cette région de la botte italienne. Pire encore, Kristen Bell et Josh Duhamel sont loin de faire fondre tous les icebergs de la planète, au contraire de ces autres couples de «(500) Days of Summer» ou «Nick and Norah's Infinite Playlist». Ils sont entourés d'êtres unidimensionnels (campés par une pléiade de comédiens reconnaissables tels Danny DeVito, Jon Heder, Will Arnett) qui passent leur temps à harceler l'héroïne! Pas surprenant qu'elle décide de choisir le moins pire du lot. «When in Rome» n'aura finalement pas exaucé le seul voeu du cinéphile : offrir un film mignon et irrésistible, recommandable pour les sorties de couple. Au contraire, presque rien ne fonctionne dans cette insupportable farce à deux sous, éculée au possible, rappelant qu'une fille ne peut vivre seule, et que c'est toujours le garçon qui lui courra après. Quelle chance que le supplice dure seulement 90 minutes.
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