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Critique du film Tooth Fairyvf: La fée des dents La magie fait cruellement défaut à «The Tooth Fairy», un conte indigeste et insipide où Dwayne The Rock Johnson porte des ailes et une robe dans le but de devenir une meilleure personne. Pour la santé psychologique des enfants et des parents, mieux vaut s'abstenir de cette production qui ressemble beaucoup à une visite impromptue chez un dentiste alcoolique et incompétent. Beaucoup de mal en perspective.
Derek (Dwayne Johnson) est un joueur de hockey qui passe son temps au banc des punitions. Après avoir dit tout haut qu'il ne croyait pas aux fées des dents, il est transporté... au royaume des fées! Sa punition sera d'en devenir une pendant une semaine. Récalcitrant, le bagarreur a beaucoup de difficulté à accepter cette nouvelle réalité. Mais afin d'impressionner les deux enfants de sa nouvelle copine, il décide de faire des efforts. Qui sait, peut-être sera-t-il récompensé. Le spectateur se dit qu'il a déjà tout vu et que le ridicule ne tue pas. Après Arnold Schwarzenegger qui attend un bébé dans «Junior», John Travolta qui se transforme en ange pour «Michael» et Michael Keaton qui se métamorphose en bonhomme de neige dans le cadre de «Jack Frost», c'est autour de The Rock d'accepter de faire n'importe quoi pour une grosse somme d'argent. Si sa performance n'impressionnait guère dans «The Game Plan», il touche cette fois le fond du baril, se complaisant dans le grotesque afin de renouveler la comédie pour toute la famille. Cela n'arrivera pas tant la démonstration manque de consistance et de savoir-faire. La prémisse qui aurait fait un rigolo court métrage est étirée sur 102 minutes avec encore plus de fausses finales que dans le troisième tome de «Lord of the Rings». Les gags, répétitifs et sans intérêt, nivèlent l'humour par le bas, mélangeant des idées qui n'auraient jamais dû se retrouver dans un scénario digne de ce nom (pourtant, pas moins de cinq personnes se retrouvent derrière les dialogues et les situations) à des morales incessantes et redondantes rappelant le pouvoir de l'imaginaire. Même les effets spéciaux s'avèrent misérables et pitoyables. Bien qu'il ait réalisé un nombre incalculable d'émissions de «Friends» et de «Mad About You», Michael Lembeck a également commis le deuxième et troisième «Santa Clause». Il se sent tout aussi inspiré, faisant flotter dans le ciel Julie Andrews comme si elle était encore dans l'inoubliable «Marry Poppins», pour mieux l'affubler d'un personnage vide de sens. Pas surprenant que Billy Crystal, qui apparaît dans deux scènes qui tombent rapidement à plait, n'a pas voulu que son nom apparaisse au générique tant il a dû être gêné du résultat. Au lieu de vouloir ardemment rejoindre un public qui n'a pas six ans, il aurait été intéressant de voir un cinéaste de la trempe de Terry Zwigoff («Bad Santa») aux commandes. L'ensemble laissait devenir des bijoux d'humour noir, comme la personnalité si égoïste du héros et le trafic de substances magiques au royaume des fées. Ce sera pour une prochaine fois. Après «The Spy Next Door», voilà déjà la seconde erreur pour enfants qui prend l'affiche en 2010. Espérons que janvier ne fera pas le mois, car l'année risque d'être bien longue.
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