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Critique du film Boltvf: Volt «Volt», «Bolt» en version originale anglaise, raconte la classique histoire de l'animal qui doit retrouver son foyer et qui est soutenu dans sa quête par des compagnons d'infortune. L'ensemble est mignon mais manque d'originalité. Ce film d'animation s'adresse avant tout aux plus jeunes.
Claude Legault est la voix de Volt, le super-chien du film. Chaque journée est remplie d'aventures, de dangers et d'intrigues pour Volt - c'est du moins vrai jusqu'à ce que les caméras arrêtent de tourner... Lorsqu'il se retrouve parachuté par erreur de son studio hollywoodien, seul univers qu'il n'ait jamais connu, jusqu'en plein coeur de la ville de New York, débute alors la plus grande aventure de sa vie. Il entreprendra un voyage à travers le pays, dans le vrai monde, avec comme objectif de retrouver sa propriétaire Penny (Frédérique Dufort). Avec l'aide de deux compagnons, Mittens, un chat blasé abandonné par ses maîtres, et de Rhino (Guy Jodoin), un hamster obsédé par la télé qui vit dans une boule en plastique, Volt, qui a toujours pensé qu'il avait vraiment des pouvoirs et des dons spéciaux, découvrira enfin qu'il n'a pas besoin de super pouvoirs pour être un vrai héros. John Travolta (Bolt), Miley Cyrus (Penny) et Mark Walton (Rhino) prêtent leur voix aux personnages de la version originale. «Volt» a été coréalisé par Chris Williams et Byron Howard. Dan Fogelman et Williams en ont écrit le scénario. Le scénario «Volt» possède plusieurs attributs mais aussi quelques défauts. Allons-y tout d’abord pour les fleurs au lieu du pot. On remarque que l'animation est de bonne qualité. Les villes et leurs bâtiments semblent même parfois presque réels. Les personnages principaux sont mignons et attachants. L'ensemble est coloré et retiendra l'attention du jeune public. Là où le bat blesse, c’est du côté du scénario. Les histoires d'animaux perdus qui entreprennent un voyage pour retrouver leur foyer relève du déjà vu. Avec «Volt», on emploie à nouveau une recette qui sent le réchauffé. La touche d'originalité vient par contre du fait qu'en cours de route, Volt découvrira qu'il n'a pas de super pouvoirs. Il n'est qu'un chien comme les autres. Il apprendra à devenir lui-même et à faire face au monde extérieur, le vrai... Pas celui de la télé! Les scénaristes parodient également Hollywood, avec ses agents manipulateurs et ses réalisateurs hystériques. Cette petite touche fera sûrement sourire les parents. Cependant, les adultes allergiques à la guimauve auront évidemment droit à une dose de bons sentiments. Au départ, les chats sont mauvais... Du moins, les personnages de la série dans laquelle joue Volt! Le cabot croit donc que tous les minets sont à la solde du méchant de son émission. Lorsqu'il rencontrera Mittens, il pensera de même. Toutefois, en cours de route, à mesure que Volt découvrira le vrai monde, Mittens et lui se lieront évidemment d'amitié... On fait à nouveau dans le prévisible. Quant à la rigolade, «Volt» propose quelque touche d'humour mais pas de gags qui vous feront rire à en avoir mal aux côtes. Malgré quelques clins d'œil destinés aux adultes, il s'agit avant tout d'un film qui s'adresse aux petits. Les plus jeunes pourraient toutefois avoir de la difficulté à suivre l'histoire. Faire la différence entre le Volt que l'on voit dans des scènes de son émission et le chien qui se rend compte qu'il est bien ordinaire pourrait s'avérer un exercice difficile pour les bambins. La version française La version française québécoise de Disney est plutôt réussie. On n'y retrouve ni joual ni expressions trop typiques. Souvent les doublages made-in-France nous sont quasi incompréhensibles tant ils recèlent d'expressions franchouillardes. La traduction française de certaines images est parfois dérangeante, devons-nous avouer. Disney a traduit quelques éléments que l'on voit à l'écran dans le film, comme une lettre ou des panneaux d'affichage. Pendant un moment, on les voit traduits en français puis on les revoit immédiatement en anglais. Ça brise la continuité du film et ça donne une impression de «bricolé à la va-vite». Guy Jodoin, qui dit avoir peu d'expérience dans le domaine du doublage, fait un très bon boulot. Il est bien rigolo dans la peau de Rhino, un rongeur qui est un fervent admirateur de Volt. Frédérique Dufort se débrouille également pas mal. Par contre, le jeu de Claude Legault (Volt), un acteur habitué autant à la comédie qu'aux scènes intenses, sonne parfois faux. On s'attendait à plus de la part de ce dernier. À voir sans trop d’attentes Finalement, «Volt» est un divertissement léger qui amusera les enfants mais qui ne devrait pas s'élever au rang d'icône de la culture populaire. Si l’on n’a pas trop d’attentes et que l’on veut se changer les idées en famille un dimanche après-midi frisquet, ce long-métrage est tout indiqué.
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