Critiques de films

Accueil Accueil Contactez-nous... Recherchez un film
Rechercher:
Choisir une région
Chercher un film Chercher un cinéma
Concours cinéma
BLU-RAY de la comédie musicale «LE FANTÔME DE L'OPÉRA»

«ARRIETTY, LE PETIT MONDE DES CHAPARDEURS» - Première en version française à Montréal

«THE SECRET WORLD OF ARRIETTY» - Première en version anglaise à Montréal

Ensemble Blu-ray Saint-Valentin

The Women et son insipidité flagrante

Critique du film The Women

vf: Femmes
Légende:
--------------------------
1 = médiocre
2 = moyen
3 = bon
4 = très bon
5 = extraordinaire

Les admiratrices de «Sex and the City» qui ont été déçues devant l'adaptation cinématographique de la série risquent d'attraper l'urticaire devant «The Women», une œuvre irritante et superficielle au possible où des actrices refaites au botox  se chamaillent du début à la fin.

L'existence de Mary (Meg Ryan) s'écroule lorsqu'elle apprend que son mari a une liaison avec une femme (Eva Mendes) plus jeune. Seule, désespérée, avec une fille adolescente qui n'aime pas son corps, elle n'arrive pas nécessairement à trouver du réconfort auprès de ses trois meilleures amies. Surtout que Sylvie (Annette Bening) privilégie souvent son travail à son entourage. Pour ravoir ce qu'elle veut, la compétition sera forte.

Au départ, «The Women» est un joli film que George Cukor a réalisé en 1939. Sa particularité, innovante pour l'époque, était de montrer à l'écran uniquement des femmes et des filles. Une tangente qui a été respectée par la cinéaste Diane English, plus connue comme étant la scénariste de la série «Murphy Brown». C'est cependant presque tout ce qui a été conservé dans ce pseudo remake artificiel et sans âme.

Les actrices connues et reconnues, il y en plein au pouce carré. Outre Ryan, Bening et Mendes, les Jada Pinkett Smith, Bette Midler et Carrie Fischer (la fameuse Princesse Leia!) font des apparitions éclairs. Cela n'empêche pas les personnages de décevoir par leur linéarité et leur simplicité. Pire encore, il est particulièrement difficile de se soucier du sort des héroïnes tant elles intéressent difficilement. Même au sein des comédiennes, la chimie n'apparaît jamais réellement plus que quelques secondes. Une grande déception face à ces actrices généralement talentueuses.

Les thèmes graves et importants ne manquaient pas. Les plus intéressants demeurent ceux entourant cette fille adolescente laissée à elle-même. Cependant, l'intrigue tourne plutôt autour de cette mère égoïste et névrosée qui, bien entendu, se trouvera une conscience et des raisons de vivre avant la fin du générique. L'essentiel de la trame narrative est évacué pour montrer des soi disant amies sans complicité arpenter les grands magasins de marques et assister à des défilés de mode...

Si au moins l'humour faisait rire plus que quelques secondes. Au contraire, la plupart des gags tombent rapidement à l'eau. Tout tourne autour de magasinage, de parfums et de soutiens-gorge. Pour relever les «enjeux», la réalisatrice scénariste se plait à faire engueuler tout ce beau monde pour des riens. Incapable de terminer son film, elle se réfugie vers les lieux les plus communs possibles (un accouchement!). Ce qui donne une finale extrêmement énervante et appuyée où une des protagonistes défonce les décibels en criant constamment. Un leitmotiv douteux qui donne rapidement mal à tête.

Encore plus tiède que «How to Make an American Quilt», « The Women » version 2008 est loin d'être un portrait flatteur de la femme. Tout y est plutôt maniéré et superficiel. Mieux vaut revoir l'excellente version originale ou un épisode de «Sex and the City».

 


lecinema.ca a aimé :
  • Il n’y a que des femmes qui apparaissent à l’écran et cette idée est loin d’être désagréable.
lecinema.ca n'a pas aimé :
  • Les thèmes ne sont jamais abordés avec beaucoup de mordant.
  • Les personnages sont superficiels, sans grand intérêt et il est difficile de se soucier de leur sort.
  • La chimie entre les comédiennes ne s’opère pratiquement jamais.
  • La séquence finale de l’accouchement est d’un grotesque absolu
  • La version que George Cukor a pondue en 1939 était nettement plus drôle, brillante et intelligente.

Accueil | Concours | Actualités | Critiques | Nouveautés cinéma | Nouveautés DVD | Ajouts au site | Box-office | Sondages
© BV! Media (2004-2012) - Note légale | Contact | Publicité
aussi dans notre famille