Critiques de films

Accueil Accueil Contactez-nous... Recherchez un film
Rechercher:
Choisir une région
Chercher un film Chercher un cinéma
Concours cinéma
BLU-RAY de la comédie musicale «LE FANTÔME DE L'OPÉRA»

«ARRIETTY, LE PETIT MONDE DES CHAPARDEURS» - Première en version française à Montréal

«THE SECRET WORLD OF ARRIETTY» - Première en version anglaise à Montréal

Rigolo espion OSS 117

Critique du film OSS 117 : Le Caire nid d'espions

Légende:
--------------------------
1 = médiocre
2 = moyen
3 = bon
4 = très bon
5 = extraordinaire

Le genre était déjà extrêmement saturé. Les sornettes hyper sérieuses d’un James Bond d’un côté et les délires pour adolescents attardés d’Austin Powers de l’autre. Pourtant, l’adaptation cinématographique du nouveau OSS 117, Le Caire nid d’espions est un véritable succès avec son humour irrésistible et la performance truculente de Jean Brice de Nice Dujardin. Du véritable bonbon.

L’histoire n’a aucun sens et n’est qu’un prétexte à la franche rigolade. En 1955, l’espion OSS 117 est envoyé au Caire pour faire toute la lumière sur la mort suspecte d’un de ses bons amis. Il se retrouve en pleine galère dans une région dont il ignore tout, des femmes fatales qui lui usurpent son popotin, de nombreuses nations se trahissant mutuellement et bien plus encore. Grâce à son flegme naturel, ses manières typiquement occidentales et sa manie de se mettre les pieds aux mauvais endroits, cet homme d’exception désamorcera de nombreux complots tout en amenant une paix somme toute relative.

En France, OSS 117 est un personnage culte. Né dans les romans d’espionnage de Jean Bruce dès 1949, pas moins de sept films dérivés sont apparus entre les décennies 1950 et 1970. Ces œuvres épousaient les récits sérieux de l’auteur pour concurrencer un certain agent 007. Plus de trente années plus tard, une huitième monture voit le jour sous le sobriquet Le Caire nid d’espions. Cette fois, l’hommage et la parodie règnent et le succès est total. Le long-métrage est encore sur les écrans français que déjà, une autre suite comique est annoncée pour 2007.

La bande-annonce, pas tout à fait réussie, laissait sur sa faim. Dénaturer les styles de Fleming et Ludlum n’est pas nouveau et l’horrible trilogie d’Austin Powers prouvait que ce n’était pas une bonne idée. Sauf que le travail de Michel Hazanavicius s’avère éminemment sympathique. En à peine 90 minutes, il n’a pas le temps de trop ennuyer et se répéter. Même si son récit est cousu de fils blancs et d’invraisemblances, il est pratiquement impossible d’y résister. Le rythme est rapide, les séquences de combats coulent à flot et les types d’humour sont multiples.

Il y a tout d’abord l’ironie. En déroulant son action en 1955 sur un territoire explosif, il est facile de dresser des portraits sur le colonialisme, le passage du temps, l’oppression occidentale, la dénaturation de l’étranger, etc. Le tout s’effectue subtilement, grâce à des gags judicieusement amenés qui touchent souvent la cible. Il y a également la stupidité du moment, rendant le déroulement assez imprévisible. Le gentil va gagner à la toute fin en embrassant sa belle, mais d’ici là, c’est le néant. Les combats de poules, les pyramides suspectes et des séances de massages violents ne sont que quelques situations franchement désopilantes.

L’impact ne serait pas le même sans la présence édifiante de Jean Dujardin. Si cet acteur a souvent été très ordinaire par le passé, il est ici tout simplement brillant. Non seulement il possède la gueule de l’emploi pour être en compétition avec les Roger Moore et Pierce Brosnan de ce monde, mais son sens de la répartie est cinglant. S’il ne fait pas tordre de rire par ses mimiques, il y réussit avec son charme singulier et sa façon de mal disséminer le doute sur la sexualité de son personnage ou de toujours faire appel à René Coty. Son charisme est tellement puissant qu’il n’a pas de mal à éclipser la totalité de ses partenaires de jeux.

OSS 117, Le Caire nid d’espions n’a pas la prétention d’être très profond ni même extrêmement original. C’est une petite comédie bien baraquée qui s’oubliera plutôt facilement. Rien de mal à ça, c’est l’été et parfois, ne pas se creuser la tête peut être salvateur. Sauf qu’il sera presque impossible de trouver un film plus hilarant et sardonique que cet objet kitch en cette période de l’année… et même depuis le début de 2006.


lecinema.ca a aimé :
  • Le niveau d’humour est extrême. Le rire s’effectue à plusieurs degrés et il est total.
  • La performance de Jean Dujardin est judicieusement dans le ton. Impossible de lui dire non.
  • C’est juste assez court pour ne pas voir les redites et les longueurs.
lecinema.ca n'a pas aimé :
  • Rien de marquant ou d’inédit.

Accueil | Concours | Actualités | Critiques | Nouveautés cinéma | Nouveautés DVD | Ajouts au site | Box-office | Sondages
© BV! Media (2004-2012) - Note légale | Contact | Publicité
aussi dans notre famille