Maxim Gaudette suit le tracé d'une grande carrière d'acteur, nul ne peut en douter. Sitôt sorti du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1997, les propositions abondent et avec elles le succès arrive par la grande porte. La critique use de superlatifs pour décrire le talent et l'extraordinaire palette de jeu du comédien au charme redoutable et à la fougue de jeune premier. Attention, il est de ceux qui excellent dans tout ce qu'ils touchent.
Si bien que le monde du théâtre semblait l'attendre à sa sortie de l'école. Dès 1997, il décroche son premier rôle, celui de François Pierre dans La Salle des loisirs présentée au Théâtre d'Aujourd'hui. S'enchaîneront à sa suite une variété de rôles issus d'un vaste répertoire, flirtant tantôt avec le registre classique, tantôt avec le théâtre de création. On le voit notamment en Chérubin dans Le Mariage de Figaro (1998), en Cadet ingénu dans La Légende du manuel sacré (1998), de même qu'en Baronnet dans le Libertin (1997), monté par Denise Filiatrault. Par la suite, le succès ne se dément pas : il fait un jeune peintre sensible et remarqué dans Lorenzaccio en 1999. Et on en a que pour son interprétation alliant finesse et sobriété de Raskolnikov, un personnage sombre et torturé dans Crime et Châtiment, mis en scène en 2000 par Igor Ovadis. L'année suivante, sur les planches du Théâtre Denise Pelletier, il illumine littéralement le rôle de Dartagnan auquel il insuffle un charme nouveau dans Les Trois Mousquetaires. Sa performance est retenue et il se trouve en nomination pour le Masque de la catégorie meilleure interprétation masculine.
Ces dernières années, le monde du théâtre étreint littéralement Maxim Gaudette et ne le lâche plus : il fait partie de la distribution et de la tournée de Cheech, de la spectaculaire adapation de François Girard du Procès de Kafka, et de Gertrude sous la gouverne cette fois de Serge Denoncourt. Et l'année 2006 se transforme en une année marathon : il incarne un Romain Gary adulte très émouvant dans La Promesse de l'aube, jouera également Max, l'homme capable de lire les pensées des autres dans Désordre public, pièce montée par Alice Ronfard et enfin l'ouvrier dans Oncle Vania présenté cet automne.
Du côté du petit écran, son charisme opère tout autant. Il obtient son premier rôle dans L'Ombre de l'épervier et on le reverra par la suite dans Fortier et Le Cœur découvert. C'est dans Virginie toutefois que le grand public l'adopte définitivement par l'intensité du personnage d'Éric Pouliot auquel il donnera vie de 1998 à 2005. Il est aussi de la deuxième équipée de la télésérie culte au long cours Lance et compte : la reconquête et Lance et compte : la revanche sous l'identité de Michel Chantelois. On se rappelle aussi de Germain dans la Grande Ourse II.
Le cinéma ne perd rien pour attendre. Maxim Gaudette compte néanmoins quelque rôles à ce jour: celui de Pierrot dans Le Chapeau, un court métrage de Martin Cadotte. Il est aussi du film L'Espérance de Stéphane Pleszynski et de Idole instantanée de Yves Desgagnés. Nous le retrouverons sur les grands écrans cet hiver, notamment dans l'adaptation cinématographique de Cheech, une réalisation de Patrice Sauvé et dans Les 3 p'tits cochons, signée Patrick Huard.