Fraîchement diplômé de l'option-théâtre du Collège Lionel-Groulx, promotion 2004, Emmanuel Schwartz est un jeune artiste aux multiples aptitudes qui sait mettre à profit toutes les cordes tendues à son arc. Si sa carrière est encore jeune, les offres pour de nouvelles aventures artistiques viennent en revanche de partout : théâtre, écriture dramatique, télévision, cinéma et danse.
Depuis 2004, il compte sur sa feuille de route trois productions théâtrales et a travaillé avec des metteurs en scène de grande renommée. Son rôle de Benoît dans Faux départ marque son entrée dans le théâtre professionnel. Il remonte sur les planches l'année suivante et partira en tournée avec la production Le Peintre des madones... ou la naissance d'un tableau dirigée par Marc-Michel Bouchard et Serge Denoncourt, une pièce dans laquelle il incarne l'ange énonciateur. Wajdi Mouawad le recrute aussitôt au sein de sa distribution pour jouer cette fois l'enfant puzzle dans Forêts (2006). Ces dernières années, Emmanuel Schwartz ne fera que troquer une scène pour une autre puisqu'il fait également partie du spectacle de danse Le No man's land show présenté en 2004 et chorégraphié par le jeune Dave Saint-Pierre. Le jeune danseur et le chorégraphe se retrouvent pour La Pornographie des âmes, cette fresque chorégraphique et théâtrale dont la critique a souligné l'ingéniosité et la portée sociale, et qui s'est d'ailleurs promenée à travers l'Europe en 2004 et 2005.
Il a déjà, aussi, fait quelques tours devant la caméra. Il incarnera notamment Julien dans la nouvelle émission jeunesse Kif-kif présentée cet automne sur les ondes de Radio-Canada. Il a par ailleurs prêté ses traits au personnage de William, le rôle principal du moyen métrage Lonely Child (Dogme #41) réalisé par Pascal Robitaille et inscrit à la programmation de quelques festivals dans la province.
Nous le retrouvons dans la peau d'un fils insoumis, mais non moins attachant, d'un homme lui même rebelle dans Sans elle. Il est, à vrai dire, le premier cow-boy des dunes ensablées des Iles de la Madeleine de notre cinématographie.